Le temps
Juillet 2008
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Il y aura toujours un peu de blanc pour ceux qui veulent être entendus
choupi : pourvu que ce soit suffisant
Le-locataire-du-3e : J'ai reçu, j'ai lu et j'ai été vaincu. Laisse-moi jusqu'au 18, cariña.
choupi : Les jours pèseront moins lourd si j'ai autre chose à attendre que le bac...prends ton temps :)
justaimer :
AboveTheClouds : C'est vendredi 13! hahahaha
Il fait beau.
Cuicuicui
choupi : J'ai mangé des biscottes tout à l'heure :)
Le-locataire-du-3e : mais c'est trèèèès intéressant tout ça....
°!°
choupi : Ma brosse à dents est toute abimée aussi :D
AboveTheClouds : héééé, la mienne aussi! Mais ça ne me vient pas à l'idée de la changer, j'y suis attachée...
choupi : j'ai vérifié elle est bien rouge et blanche :)
brigetjones30 : Choupiiiii!!!Depe che, hein, t'es attendu terminal C!!!
[Lien]
choupi : Rhaaan c'est gentil de me prevenir ^^ un peu plus et je passais à coté du jambon ^^
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Jeudi (03/07/08)
"Si je t'oublie..."
J'ai vaguement essayé d'écrire quelques lignes sur le conflit Israelo palestinien et puis je me suis dit que c'était stupide et que quelques lignes ne pourraient jamais résumer ce bordel incommensurable qui dure depuis 48, qu'elles ne pourraient pas non plus exprimer toutes les douleurs sans trahir, sans poser sur le brut mon regard d'asolescente européenne, ni juive ni arabe.
Bizarrement c'est l'un des rares évènements, même si à ce stade ce n'est plus de l'événementiel mais du tristement habituel, qui me fait monter les larmes aux yeux. J'ai vu "Ô Jérusalem" hier, et oui, ça dégouline de bons sentiments, mais c'est important que les films qui traitent de sujets graves ne transportent pas tous le même message -c'est foutu l'Homme est con regardez-.
D'ailleurs, voila ce dont j'aurais dû parler pour une fois que je parle d'autre chose que de ma petite vie, les choses ne font pas toujours qu'empirer, pour preuve, elle est libre...
Ecrit par choupi, à 22:08 dans la rubrique "(pour de vrai)".
Mercredi (02/07/08)
Médaille d'argent et larmes d'or
La deuxième marche du podium, elle est pas très haute, mais on tombe de haut quand même.
Ecrit par choupi, à 16:55 dans la rubrique "(pour de faux)".
Mardi (24/06/08)
'Je viens te chanter la ballade, la ballade des gens heureux'
J'ai fini le cahier à rayures jaunes. [Plus?]
Ecrit par choupi, à 14:15 dans la rubrique "(pour de vrai)".
Lundi (23/06/08)
-Passer la nuit sur des trottoirs-
Le quart d'heure -je me plains- du jour débute.
Fuckin' scanner pourquoi tu marches pas? Et puis il est où ce fuckin' lycée Stendhal où je dois passer mon oral mercredi? Pourquoi il fait une telle chaleur dehors? Pourquoi je me suis fait bouffée par les mosquitoes la nuit dernière? Pourquoi le texte d'anglais au bac causait de sujets aussi réjouissants que les mosquitoes et la malaria? Pourquoi est-ce que mon père a une guitare complètement naze avec des cordes qui me défoncent les doigts au point que je peux pas jouer un seul accord de juste? Pourquoi est-elle si drôle alors qu'elle ne peut écrire une phrase sans caser un " sa mère la pute" ou "jte baise"? Pourquoi mérite-elle qu'il l'appelle "sa rose tout en fleur"? Et qu'est-ce-que j'en ai à foutre de sa rose toute en fleur? Pourquoi est-ce que j'ai plus rien à me mettre et que je sors toutes mes fringues de mon placard en les jetant au fur et à mesure par terre parce que tout est hideux et me fait ressembler à un sac? Pourquoi ce con de deezer modifie le volume tout seul et m'agresse les tympans en partant dans les aigus? Pourquoi la soirée d'hier n'a t-elle pas duré toute la vie?
Fin du quart d'heure -je me plains du jour-. Passons aux choses sérieuses.
Pourquoi le scanner ne marche-t-il pas?
Ahaha, le soleil m'a grillé les neurones.
Fut un temps où j'étais le soleil. Mais le soleil a été remplacé par une rose en fleur. Logique. Et finalement ça ne me fait pas plus d'effet que ça. Ils sont heureux. On ne l'était pas. On doutait. Extrait d'une liste de question qu'il m'avait envoyé: "-Comment être sûr que je la mérite ? -Comment être sûr ? -Pourquoi est-ce que je ne pense qu'à elle ? -Pourquoi je n'arrête pas de penser ?"
J'ai enfin trouver les réponses, quelques mois après...
- C'est moi qui ne te mérite pas.
- J'en sais rien et je m'en fous.
-Parce que t'as aussi cramé tes neurones.
-J'en sais rien et je m'en fous.
Et c'est reparti pour un 50ème quart d'heure de -je me plains-.
"Où tout ça nous mènera? Passer la nuit sur des trottoirs A marcher dans le noir"
Ecrit par choupi, à 18:27 dans la rubrique "(pour de faux)".
Samedi (21/06/08)
Il est midi, rendez les copies bande de petits cons si vous voulez pas qu'on vous les arrache.
Il a les yeux clairs, une couleur hésitant entre le bleu et le clair tout simplement. C'est bien. Deux allèles bleu pour faire du bleu, voila ce dont je me souviens des cours de bio. Il y avait une bouteille de son parfum qui trainait à même le sol dans la chambre de ma sœur. Il a des mains très carrées, avec le bout des doigts carrés et des beaux ongles carrés aussi.Très important les mains. Il a une voix très basse et quand il parle il croise les mains un peu comme le prof de philo, mais pas pareil, comme quand on était petits et qu'on croisait les doigts pour faire un flingue. Et il appuie le canon du flingue contre sa lèvre inférieure.
C'est comme si je le voyais à travers un kaléidoscope. ça n'a aucune importance comment il est, l'important c'est qu'il soit, parce que ça ne fait pas de doute, ils sont heureux ensemble.
J'ai fait attention à m'endormir sur le coté gauche de mon lit, le plus éloigné du mur qui sépare ma chambre de celle de ma sœur. Minuit et demi, il faisait trop chaud alors j'ai ouvert les volets. La lune était un tout petit peu moins pleine que la veille, mais il y avait plus d'étoiles dans le ciel, même s'il n'y en a jamais assez. Dehors c'était calme. J'ai essayé de prendre la lune en photo, résultat lamentable, j'ai refermé les volets. J'ai relu les passages que j'avais souligné au crayon dans La Mouette et puis j'ai fini par sombrer.
Trop de sommeil à rattraper après s'être levée à 6 heures du mat pendant toute la semaine du bac. Que dire du bac? On partageait le même gout prononcé pour les saloperies de gouters super sucrés avec mon voisin de gauche. Tandis que les autres avaient des biscuits secs ou des croissants sur leur bureau, nous on sortait toujours de nos sacs des kinders. La rangée la plus près de la fenêtre, pour je ne sais quelle raison, sortait toujours la première. Toujours avant la fin de l'épreuve elle était vide, tandis que les autres continuaient à écrire comme des damnés. Comme j'étais au fond je les observais assez souvent. La plupart du temps un des profs qui surveillaient venait s'assoir au bureau derrière moi, et j'entendais les pages du journal qu'il tournait.
Et puis il y a eut la chance. "Est-il plus facile de connaitre autrui que de se connaitre soi même?" Non mais oui. "Les démocraties populaires 48-89" Naissance, contestation, effondrement. "Mondialisation et uniformisation culturelle" Oui mais non. Graphes probabilistes, QCM, stats. -0.36x. 60 et 40% One of the character suggests that all that people in developing countries want is food and medicine.To what extent do you agree? "Si tu veux nourrir un homme un jour,
donne-lui un poisson;
si tu veux le nourrir tous les jours, apprends-lui à
pêcher". Et à lire.
Je refuse de regarder les corrigés en ligne. J'aurais trop peur qu'ils viennent gâcher mon impression d'avoir réussi.
Il reste l'espagnol. La despenalisacion de la hoja de coca, el golpe de estado de Pinochet, la violencia conyugal.
"Une vapeur, une goutte d'eau peut me tuer"a dit Pascal. Sur la copie de philo j'ai rajouté "nous sommes si fragiles".
Parce que oui, nous sommes fragiles. Du cristal. Un mouvement de trop et il ne reste que des débris de vie. Et j'en ai rien à foutre si le correcteur se prend pour superman.
Ecrit par choupi, à 15:44 dans la rubrique "(pour de vrai)".
Vendredi (13/06/08)
Berceau
Les nuits sont courtes, je continue à être persuadée que c'est une bonne chose de se lever avant 8 heures pour pouvoir réviser toute la matinée, alors qu'en fait c'est toujours ce mal au coeur que je traine après le petit déjeuner. Ma soeur avait raison, c'est mieux de bosser la nuit. Les nuits sont courtes, entrecoupées d'insomnnies et de rêves.
J'ai rêvé que ma soeur, la petite cette fois, et moi étions enfermées dans ma chambre et qu'on cherchaient comment s'enfuir. Ma soeur s'évadait par la fenêtre. Après, chose étrange, j'étais ma soeur, mais je n'avais pas treize ans, j'étais une jeune femme genre executive woman qui se balade avec son attaché-case dans la rue, en tailleur. Un homme m'invitait dans un bar, c'était Sandy de "One Piece" (Pour ceux qui ne connaitraient pas, c'est un shônen tout ce qu'il y a de plus basique, à savoir grosses bastons et humour. Plus d'humour que la moyenne peut être.) Bref, dans le manga Sandy est un cuistot sur un bateau restaurant qui nourrit les pirates à la dérive, puisque c'est une histoire de pirates, et par dessus tout un drageur, ce qui explique surement le fait qu'il essayait de me souler à la terrasse d'un café. Episode suivant: j'étais avec d'autres gens sur ce qui semblait être un radeau de la méduse, le soleil tapait, j'avais soif, et je crois que je n'étais plus ma soeur. Un tsunami se déclenchait et j'échouais sur une plage et je voyais Sandy se débattre pour ne pas se noyer. Changement de décor, une petite fête de quartier, une ambiance de quatorze juillet, je suis avec des amis, je ne saurais dire qui. On s'éloigne du bal et les autres proposent qu'on explore un passage secret dont l'entrée ressemble à une bouche d'égout. J'ai peur mais je les suis. Je bouscule quelqu'un pour ne pas fermer la marche. Le passage débouche sur un monde fantastique, une femme nous accueille, elle ressemble à une reine. Les autres ne semblent pas le moindre du monde surpris. Par un autre passage arrive Manon et je lui demande si elle ne trouve pas ça complètement dingue comme endroit. Elle me dit que non pas du tout. Et puis elle me demande où j'en suis de mes révisions.
Si les nuit sont courtes les jours le sont encore plus. Je tue le temps entre l'Asie, une aire de puissance en expansion, le jardin, où je lis des trucs sur les négationnistes du fond de la chaise longue, et internet. J'ai l'impression de manger comme un ogre alors que je ne fais strictement rien de mes journées, le gôut de carton du couvercle des petits pots de glace, je collectionne les petites cuillères en plastique et j'inonde mes pâtes de ketchup. Retour en enfance. J'ai des problèmes de syntaxe. Ma mère me dope au jus d'orange pressé et plus j'en bois plus j'ai l'impression que ça me dissout le ventre.
Chaque fois que ma petite soeur rentre du collège elle me demande si c'est bien les vacances et je lui lance un regard méprisant. J'ai souvent les yeux qui pleurent d'eux même et j'ai des ongles qui mesurent dans les 8 millimètres. En partant de la peau bien sûr. Je voudrais être en vacances pour simplement m'éffondrer sur mon lit et pouvoir avoir l'esprit suffisament vide et libéré pour regarder les oiseaux tourner dans le ciel sans penser à autre chose. J'écoute des chansons qui passaient tout le temps à la radio en 5ème, quand je connaissais absoluement tout ce qui passait sur nrj, pub y compris, comme toute la classe d'ailleurs. "Salut, c'est Pascal Obispo".
Je suis en train de me souvenir qu'il y avait encore une partie au rêve. J'étais dans la mafia russe et je crois qu'on enterrait des valises pleines de pognons dans le sol gelé près d'une immense propriété entourée de grillages. Je crois qu'on enterrait aussi des personnes qu'on avait supprimées.
Je lis des articles sur des skyblogs, et je les trouve magnifiques et je suis jalouse parce que je suis incapable d'écrire autre chose que "j'ai pioché la terre près du Kremlin pour enterrer des macchabées cette nuit".
Je viens de jeter un oeil sur ton blog, AboveTheClouds, et ça me rassure de voir que je ne suis pas la seule à manger, regarder des vidéos sur youtube (je regarde l'enterrement du crapeau dans Shrek 3, je dois avoir un problème avec les enterrements...) et pas bosser. J'ai retrouvé cette chanson trop bien, seul point positif de la journée. Sur deezer il y a des pub pour partir en vacances à Nagoya et j'essaie de me remémorer cette putain de carte sur la mégalopole japonaise, et je n'y arrive pas, et je m'en fous, je m'en foutrais encore demain, et après demain, je ne m'en foutrais plus lundi, quoique si, lundi c'est la philo, ce ne sera que mardi, quand je verrais le sujet de géo que je regretterais pour Nagoya.
Hier le ciel n'était pas encore noir quand je me suis couchée et j'ai longtemps regardé la bande de lumière entre le rideau et le volet.
Et puis comme je n'ai plus rien à écrire je m'en retourne en Asie Orientale rêver de soleil si bas dans le ciel qu'on le toucherait du bout des doigts.
Mardi (10/06/08)
Fuire
"Tous les chemins mènent à tes yeux
Tous les chemins mènent à la fuite"
Révisions de philo: Le travail permet de se fuir.
Alors je révise encore.
Entre l'affrontement et la fuite, je choisis la fuite. Ce n'est pas toujours de la lâcheté, c'est l'instinct de survie aussi.
Putain que je voudrais dormir et me réveiller sans mémoire.
[ M. à l'avenir tu seras gentille d'éviter de parler de mon blog... ça m'évitera d'avoir l'air complètement con quand je ne pourrais pas expliquer à certaines personnes pourquoi elles n'ont pas l'adresse.] [De toute manière j'aurais jamais dû en parler à personne. L'anonymat il n'y a que ça de vrai.]
Dimanche (08/06/08)
It's not over...
J'ai relevé mes meils sur ma boite officielle : 68 nouveaux messages. [read more?]
Mercredi (04/06/08)
"La lanterne chinoise prit feu tout à coup"
"La lanterne chinoise prit feu tout à coup.
C'était un enfant sage, il n'y avait que le poids de son regard qui le trahissait. Un regard bleu pâle comme une aquarelle qui aurait pesée des tonnes. Il avait déja vu des aquarelles, il y en avait beaucoup dans la maison de sa grand mère. C'était une grande peintre avant qu'il ne naisse. Mais lorsqu'il arpentait la moquette de son salon à quatre pattes le cendrier débordait déja de ses mégots. Elle restait assise sur une chaise en formica, dédaignant les courbes chaleureuses des fauteuils en velours. C'était une femme forte, une de celles qui choisissent les chaises les plus dures et les quignons de pain. Elle le regardait trotter en fumant, sans un mot, et bien souvent l'enfant se perdait dans les voluptes de tabac. Et puis la mère revenait, comme elle avait les bras chargés de sacs en plastiques elle ne pouvait donner la main à l'enfant. Alors la grand mère prenait la petite main et l'accrochait de force à la anse en plastique.
Il y avait des aquarelles dans la maison. L'enfant grandissant avait appris à annôner tout ce qu'il voyait. Il passait d'un tableau à l'autre et s'appliquait pour dire les bateaux, les maisons, les arbres, les chateaux, les mouettes. Sa grand mère ne le reprenait jamais quand il prononçait mal. Elle lançait juste un peu plus de fumée jusqu'à ce que l'enfant se corrige. C'était un jeu pour lui, ça avait remplacé la moquette dans cette maison où il n'y avait pas la télé, pas de jouets, rien à faire.
Il avait grandit encore et c'était fini. Il pouvait rester seul à la maison pendant que la mère était avec les sacs plastiques. Il ne voyait plus sa grand mère, il regardait la télé. Il y avait une série qu'il aimait énormément, c'était l'histoire d'un petit chien qui aimait énormément son maître qui n'était qu'un sale gosse qui cherchait à chaque épisode comment mieux faire souffrir le petit chien. Il était toujours triste pour le petit chien et à voix basse il lui disait de s'enfuir.
Une fois adulte il apprit que sa grand mère avait connu un certain succès dans sa jeunesse et décida de lui rendre visite. La moquette avait été remplacée par du lino, c'était plus simple pour la dame qui venait faire le ménage. Il demanda à la grand mère pourquoi elle ne peignait plus. Elle ne répondit rien. Il repartit déçu. Il revint quelques temps après, éspèrant que la grand mère serait plus conciliante. La maison sentait l'acrylique. Il y avait une nouvelle aquarelle, elle n'était pas au mur, la grand mère l'avait calée contre le dossier de sa chaise. Elle, elle s'était assise dans le fauteuil de velours. Il sut tout de suite que ce tableau allait lui assurer la villa sur la côte dont il rêvait. On y voyait un casse noisette, un métronome et une lanterne chinoise.
La lanterne chinoise prit feu tout à coup."
(je n'avais que la première phrase en tête et je voulais en faire une chute, d'où l'histoire complètement endormante au milieu.)
Les idées des autres sont toujours les meilleures
C'est l'anniversaire du premier vol en montgolfière, c'est google qui l'a dit. Comme c'est émouvant.
J'ai complètement perdu l'humour, mais je m'en fous, l'humour ne sauve que très partiellement. "Je ne les entends plus rire". Je ne sais plus qui a dit ça, un comique célèbre, c'était surement quelqu'un de très bien mais qui a dû tomber de très haut.
C'est toujours la chute.
On ne connait le repos que lorsqu'on est mort parait-il, et les problèmes s'enchainent les uns aux autres jusqu'à former une laisse autour de mon cou, des menottes à mes poignets. Il y a des choses qui vont mieux, comme ça, d'elles mêmes, sans que j'ai rien pû faire qui me ferait dire "c'est grâce à moi", et je peux de nouveau poser ma tête sur ton épaule dans le bus.
Il y a des choses qui vont moins bien, qui à forcent de se compliquer paraissent claires comme de l'eau de roche. Un soir sur deux seulement.
Je suis la personne la plus lunatique du monde en ce moment.
" If you were the wood, I'd be the fire. If you were the love, I'd be the desire. If you were a castle, I'd be your moat, And if you were an ocean, I'd learn to float. " (Juno "all I want is you")
"Moat" ça veut dire douves, mais j'aurais pas trouvé toute seule, faut pas déconner. (ami google =))
Je n'ai envie que de copier coller des paroles de chansons jusqu'à être à court de place, ce qui n'arrivera jamais, je crois pas qu'il y ait de limitation de caractères. Mes révisions m'attendent en haut je les imagine formant un petit conseil de guerre pour trouver un plan machiavélique pour être encore plus désagréables.
Machiavel pense, pensait, que le Prince doit se faire craindre plutôt qu'aimer pour garder le pouvoir. Freud pense que nous devons sublimer nos désirs vers des activités jugées supérieures. Hobbes pense que l'Etat doit être tout puissant pour éviter le retour à la guerre de chacun contre chacun. Kant pense que le beau diffère du simple agréable. Spinoza pense que la démocratie permet de faire triompher le légitime sur le légal. Nietzsche pense que nous devrions tous accepter nos réalités et un éternel retour à celles-ci. Boileau pense que la pensée n'existe pas sans les mots. Alain pense que les riches devraient se contenter d'être riches et ne pas chercher à être justes par dessus le marché.
Marx pense que les riches sont cons. Platon pense que la démocratie est le pouvoir aux cons. Freud pense que nous sommes tous cons et que la paix n'existera jamais malgré les lois. Les sceptiques pensent que la vérité c'est con. Schopenhauer pense que l'existence c'est con.
Descartes pense qu'il pense donc qu'il est.
(de rien pour cette charmante révision philosophique :))
Il faudrait cesser de se plaindre du niveau qui baisse et de combien on est cons. On ne nous apprend pas à penser.
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"
Il se fit un abondant silence à l'entour, et la majeure partie du reste du monde se mit à compter pour du beurre." {B.Vian}
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